
Jean-Louis Darlet, pilote de delta, assiste à la fin des années 80, à la naissance du parapente, un nouvel engin de vol libre, séduisant par sa légèreté et sa facilité de mise en oeuvre. Mais le parapente avait un inconvénient : il était perfectible. En 1990, Jean-Louis Darlet dépose un brevet pour un dispositif de pilotage d'une voilure gonflable. La Cage était née. Elle n'a cessé de se perfectionner, depuis l'Océane, en passant par les Lagon 1 et 2, la Seagull, les Paradigme 1 et 2, jusqu'à la toute dernière Paradigme 3.
La Cage ressemble, à première vue, à un parapente, mais son pilotage est radicalement différent et les sensations qu'elle procure en vol sont complètement nouvelles. Il n'est pas exagéré de dire que c'est un autre sport. Accroché sous la cage par une unique sangle, le pilote ressent directement et entièrement dans ses mains la masse d'air traversée par la voile. Il en résulte une lecture sans égale de l'aérologie et un pilotage d'une finesse exceptionnelle.
La mise en oeuvre de la Cage est très rapide. La voile se prépare comme une voile de parapente et l'ouverture de la cage demande une dizaine de secondes. Le démêlage des suspentes est facilité par le fait qu'elles sont séparées à leurs deux extrémités. Le gonflage et le décollage sont faciles notamment par vent fort car il est possible de gonfler la voile en faisant les oreilles.
Les performances de la Cage en ligne droite sont les mêmes que celles des meilleurs parapentes du moment. En virage et notamment en thermique, le taux de chute n'est pas dégradé et il n'est pas rare de voir une Cage serrer le noyau du thermique au plus près et faire mieux que les parapentes. Sur les dernières ailes, un système de pilotage combiné en roulis et en lacet améliore encore la maniabilité et les performances en virage.
Son pilotage étant fondamentalement différent de celui du parapente, la Cage demande un apprentissage, généralement rapide mais spécifique, aujourd'hui dispensé par Jean-Louis Darlet, moniteur fédéral, ou par les trois écoles, Thang-Ka à Dienne (Cantal), le CEVL mont Blanc à Chamonix (Haute Savoie) et Comme un oiseau à Aucun (Hautes Pyrénées).
Pour en savoir plus : http://www.aspic.org/